mercredi 11 juin 2014

MISE EN VENTE DE LA MAISON

Çà y est c'est fait! La maison est officiellement mise en vente sur leboncoin.fr.

Elle est également visible sur le blog de la vente avec de très nombreuses infos et photos supplémentaires.





Le reste de nos annonces est disponibles ici

dimanche 8 juin 2014

Animaux domestiques : le Québec sur les traces de la France ?

Au Québec, les animaux ne seront bientôt plus des grille-pains.
Nathalie Simon-Clerc - Montréal

Au Québec, les animaux ne seront bientôt plus des grille-pains. | Nathalie Simon-Clerc
 
La France vient de doter ses animaux domestiques d’un statut « d’êtres vivants doués d'une sensibilité ». Le Canada n’en est pas encore là, et le Québec tolère toujours l’ablation des griffes des chats, considéré comme un crime en Europe. Pourtant, des voix commencent à se faire entendre dans la belle province.
Le 15 avril dernier, l'Assemblée nationale a considéré que les animaux ne sont plus des « biens meubles », mais des « d'êtres  vivants doués d'une sensibilité ».
Au Québec, ou les animaux domestiques sont toujours considérés comme des « biens meubles », la Société pour la Prévention de la Cruauté envers les Animaux (SPCA), et les défenseurs des animaux veulent profiter de ce progrès du cousin français pour faire entendre leur voix. « Je crois que le message a résonné chez le public français, et on souhaite la même chose ici », a confié Maitre Sophie Gaillard, avocate pour la SPCA, au Journal de Montréal, le 17 avril. Déjà en janvier dernier, elle avait lancé un manifeste signé par de nombreuses personnalités québécoises, pour qu'un statut juridique soit accordé aux animaux.

"Les animaux ne sont pas des grille-pains"

« Comme la plupart des gens, nous pensons que les animaux ne sont pas des grille-pains », interpelle le manifeste. Les signataires veulent « que l'on accorde aux animaux un statut distinct de celui des objets inanimés, un statut qui reflète leur capacité à ressentir du plaisir et de la douleur - un statut d'être sensible. » le manifeste a recueilli plus de 40 000 signatures.
Il y a deux semaines, une centaine de militants ont manifesté devant le palais de justice de Montréal, et ont lancé une pétition le mois dernier qui a recueilli près de 10 000 signatures. Ils demandent que le « Code civil du Québec soit amendé afin que l'animal de compagnie et tous les animaux aient un statut juridique qui reconnaît son droit à la vie. »

Le Québec à la traine du bien-être animal
Mais le manifeste de Maitre Sophie Gaillard rappelle également que « le Québec se classe en effet au dernier rang des provinces canadiennes en termes de législation relative au bien-être animal. »
L'onyxectomie par exemple, communément appelé le dégriffage des chats, est une opération couramment pratiquée au Québec. Elle consiste à enlever la griffe du chat et à amputer une petite partie de chaque doigt. Interdite en Europe, punie par un an de prison en Israël, considérée comme une faute professionnelle dans de nombreuses provinces du Canada, l'onyxectomie est seulement considérée comme « non recommandée » par l'Ordre des vétérinaires du Québec. Selon François Lubrina, vétérinaire français au Québec, les chats domestiques qui ne sortent pas, ne se servent pas de leurs griffes; mais « le vrai crime n'est pas d'enlever les griffes, mais de garder des chats dans un milieu qui n'est pas le leur ». Il prône la taille des griffes, avant le dégriffage. « C'est un débat éthique », conclut le docteur Lubrina. Selon les vétérinaires, 90% des propriétaires de chats demandent le dégriffage de leur animal domestique pour des raisons de confort. « Beaucoup ne le garderait pas sans ce dégriffage », renchérit le docteur Lubrina.
Au Québec, en 2013, 458 000 chats ont été adoptés, et il y a plus de 1,7 millions de chats errants dans toute la province.

La SPCA s'inspire de l'Europe
La préoccupation du bien-être animal fait lentement son chemin au Québec. Depuis 2005, une loi encadre la sécurité et le bien-être des animaux domestiques. En février, près de Victoriaville, une femme a été accusée pour avoir causé des blessures et fait souffrir inutilement des animaux. Déjà en 2009, un groupe de travail piloté par le MAPAQ (Ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et Alimentation du Québec), a permis de créer un véritable réseau sur le territoire de la province, pour veiller au bien-être des animaux de compagnie. Tout citoyen peut porter plainte auprès du MAPAQ s'il est témoin de maltraitance. En novembre 2010, le MAPAQ a rendu publique la Stratégie québécoise de santé et de bien-être des animaux qui vise à améliorer la santé et le bien-être des animaux du Québec.
Plus radicale, la SPCA milite contre toute autre forme d'ablation couramment pratiquée au Québec et en Amérique du nord. Elle cite en exemple la Convention européenne pour la protection des animaux de compagnie, établie en 1987 et approuvée en 2003 par de nombreux pays, qui stipule notamment que :
« Les interventions chirurgicales destinées à modifier l'apparence d'un animal de compagnie ou à d'autres fins non curatives doivent être interdites et en particulier : la coupe de la queue, la coupe des oreilles, la section des cordes vocales, l'ablation des griffes et des dents ».
En octobre 2013, le ministre de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec, François Gendron, a instauré un régime de permis pour les propriétaires ou gardiens de 15 chats ou chiens et plus et pour tout exploitant d'un lieu de recueil d'animaux, pour lutter contre les usines à chiots, et améliorer le bien-être des animaux de compagnie.
Selon le Journal de Montréal, trois modifications possibles seraient actuellement à l'étude au Québec pour les animaux de compagnie : l'extension du statut de personne aux animaux, un statut similaire à celui de la France, et un statut hybride, à mi-chemin entre une personne et un meuble.
Source :latribune.fr

mercredi 4 juin 2014

7 juin : la Fête des voisins au Québec

La Fête des voisins, une occasion unique et conviviale pour rencontrer ses voisins

Le 7 juin prochain, des milliers de personnes à travers le Québec participeront à la Fête des Voisins. Occasion unique et conviviale pour rencontrer ses voisins, cet événement existe depuis 2006 au Québec et est organisé par le Réseau québécois de villes et villages en santé (RQVVS).

L’an dernier, 200 000 personnes ont participé à quelque 3 800 Fêtes des voisins partout sur le territoire québécois.

 www.fetedesvoisins.qc.ca

Comment participer ?

Si vous souhaitez organiser un événement dans votre quartier, il faut tout d’abord s’inscrire sur le site Internet www.fetedesvoisins.qc.ca. Vous y trouverez de nombreuses informations, conseils utiles et outils à personnaliser et à imprimer pour réussir votre Fête des voisins : affiches, cartons d’invitation et éléments de décor (vous pouvez également vous procurer ces outils auprès de votre municipalité).

Le site web propose également de regarder si quelqu’un organise une fête près de chez vous.

À propos du Réseau québécois de Villes et Villages en santé

Le Réseau québécois de Villes et Villages en santé regroupe des municipalités ayant à cœur la santé et la qualité de vie de leurs citoyens. Concrètement, il soutient les municipalités et participe à instaurer des dynamiques de coopération où citoyens, administrations municipales et organismes travaillent à favoriser le mieux-être collectif.

Toutes les infos sur www.fetedesvoisins.qc.ca

samedi 31 mai 2014

DOSSIER OUVERT...

Notre dossier vient d'être ouvert par le Gouvernement Québécois et les frais ont été prélevés!



Jusqu'ici un peu d'avance sur nos prévisions mais ça ne veut rien dire...

Prochaine étape du dossier d'ici 12 ou 13 mois l'annonce de l'entretien de sélection en attendant... PATIENCE!

lundi 26 mai 2014

L’achat d’une maison au Canada, ça se prépare


L’achat d’une maison au Canada, ça se prépare

L’achat d’une propriété est sans doute l’investissement le plus important que vous effectuerez en arrivant au Canada. C’est pourquoi il est primordial de bien vous préparer, afin que ce rêve puisse devenir réalité !
En suivant les étapes proposées, vous mettrez toutes les chances de votre côté pour réussir votre projet :

1 – Évaluez votre capacité d’emprunt1

Il faut avant tout déterminer à combien pourrait s’élever votre prêt. Utilisez la Calculatrice hypothécaire disponible sur bnc.ca/premieremaison pour vous faire une idée de votre capacité d’emprunt approximative.

2 – Déterminez votre mise de fonds

La mise de fonds varie généralement entre 5 % et 35 % du prix d’achat et vous permettra notamment de réduire vos versements hypothécaires. Si elle se situe sous les 35 %, vous pourriez par ailleurs avoir à souscrire à une assurance-prêt auprès d’un assureur-prêt autorisé par la Banque Nationale2.

3 – Prévoyez les coûts additionnels

Vous devrez assumer un certain nombre de frais lors de l’achat de votre propriété, par exemple les frais d’évaluation et d’inspection, les assurances, les taxes municipales et scolaires, les frais de condo, les frais juridiques, etc. Comme ces frais peuvent avoir un effet sur la somme que vous prévoyez consacrer à votre mise de fonds, il est important d’en tenir compte dans votre démarche d’achat.

4 – Obtenez un certificat de pré autorisation hypothécaire1

Ayez l’esprit tranquille et augmentez votre crédibilité auprès des vendeurs et des agents d’immeubles grâce à un certificat de pré-autorisation hypothécaire. Mieux encore, ce certificat garantit votre taux d’intérêt pendant 90 jours, vous protégeant ainsi d’une hausse éventuelle durant vos recherches.

5 – Trouvez votre propriété

Voici le moment de trouver la demeure de vos rêves ! En ville ou en cam­pagne ? Un condo ou un duplex ? En rangée ou détachée ? L’achat d’une propriété soulève un certain nombre de questions, aussi il est primordial de bien cerner vos besoins.

6 – Effectuez votre offre d’achat

L’offre d’achat est un document juridique qui vous engage à respecter toutes les conditions qui y paraissent. Il est donc important de la préparer avec soin en étant épaulé par un notaire ou un avocat.

7 – Choisissez votre solution hypothécaire1

Prêt ouvert ou fermé, durée d’amortissement, assurance… choisir le prêt hypothécaire qui vous convient et comprendre les spécificités canadiennes n’est pas une mince affaire. Votre conseiller vous aidera à choisir la solution la mieux adaptée à vos besoins.

8 – Protégez votre prêt

Vous êtes jeunes et en santé ? C’est le moment d’adhérer à l’assurance-prêt (par exemple, l’assurance-vie, l’assurance invalidité et l’assurance maladies graves), puisque les primes sont basées sur l’âge au moment de l’adhésion. N’hypothéquez pas votre avenir, assurez votre prêt !

9 – Obtenez vos clés !

Ça y est, c’est le grand jour ! Au préalable, la Banque Nationale aura fait parvenir le montant de votre prêt à votre notaire ou à votre avocat. Il ne vous reste qu’à lui verser le montant de votre mise de fonds et des frais juridiques, puis direction votre nouveau chez-vous !
N’hésitez pas à consulter votre conseiller pour obtenir des renseignements supplémentaires et pour obtenir de l’aide dans la préparation de ce projet. Celui-ci pourra également vous parler de l’offre bancaire spécialement conçue pour les nouveaux arrivants3, qui vous donnera accès à une foule d’avantages.

Découvrez tous les avantages auxquels vous avez droit ici : bnc.ca/immigrer

1 Financement octroyé sous réserve de l’approbation de crédit de la Banque Nationale. 2 Les assureurs autorisés par la Banque Nationale sont la Société canadienne d’hypothèque et de logement (SCHL) et Genworth. 3 L’offre bancaire pour les nouveaux arrivants est un avantage conféré aux titulaires principaux d’une des cartes MasterCard associées à l’offre ayant ouvert un compte Chèques à la Banque Nationale. Elle s’adresse aux nouveaux arrivants au Canada avec un statut de résident permanent et leur est accessible pendant leurs 24 premiers mois au pays.
© 2014 Banque Natio­nale du Canada. Tous droits réservés. Toute reproduction totale ou partielle est strictement interdite sans l’autorisation préalable écrite de la Banque Nationale. Les informations contenues dans la présente communication le sont uniquement à titre informatif. La présente communication ne crée aucune obligation légale ou contractuelle pour la Banque Nationale ou les entités de son groupe.

mercredi 7 mai 2014

SUPER RENCONTRE...

Aujourd'hui super journée avec de futurs immigrants qui nous ont remotivé pour notre aventure... Les filles sont contentes et rassurées d'avoir rencontrés 2 jeunes filles qui, comme elles, vont tout quitter pour un nouveau départ.

Vivement de se retrouver avant le grand saut!

Un grand merci à Laure, Emilien, Elektra et Enola...

mercredi 30 avril 2014

8 ACHATS A NÉGOCIER


achats-negociesLe mot « négocier » cause un certain malaise chez bien des gens. Certains en sont même incapables. C’est votre cas ? Vous ne devriez pas. Vous avez tout intérêt à le faire. Voici une liste pour vous pratiquer !
  • L’achat d’une maison. Vous devez toujours négocier le prix d’achat d’une maison neuve ou usagée. Le vendeur s’attend à ce que vous le fassiez. Faites une offre plus basse que le prix demandé. Le vendeur renchérira probablement, mais vous aurez quand même coupé la poire en deux.
  • Votre hypothèque. À négocier ou à renégocier. Vous serez surpris du résultat si vous brandissez la menace de changer d’institution financière. Si vous possédez un bon dossier de crédit et certains actifs, demandez même à ce que la banque paie les frais de notaire. Ils vous disent non. Insistez.
  • Vos assurances. Votre contrat arrive à échéance ? Prenez le téléphone et demandez à ce qu’on vous fasse le meilleur prix. Soulevez le fait que vous n’avez jamais fait de réclamations (si c’est le cas). Voyez ce qui est envisageable. Une hausse de certaines franchises? L’installation d’un système d’alarme pour faire baisser vos primes ? À vous de voir.
  • Le coût mensuel de votre logement. Négociez une baisse de vos mensualités moyennant certains travaux de rafraîchissement. Offrez au propriétaire de repeindre l’appartement ou de changer certains luminaires à vos frais. Vous pourriez être surpris de sa réponse.
  • Les travaux de rénovation. Certains travaux nécessitent l’aide d’un professionnel ? Appelez-en 2 ou 3. Demandez une estimation et faites jouer la concurrence.
  • L’achat ou la location d’une voiture. Attendez les fins de mois, la fin de la semaine, la fin de l’année ou en janvier. Les vendeurs sont souvent plus enclins à baisser les prix pour atteindre leurs objectifs.
  • L’achat d’électroménagers. Attendez les promotions et n’hésitez pas à acheter les démonstrateurs ou les modèles légèrement abîmés (sur le côté par exemple). Magasinez et négociez ferme. Les vendeurs ont une assez bonne marge de manœuvre.
  • Les voyages. Certains sites comme www.aircanadavacations.com ont un onglet Dernière minute et l’option Envolez-vous en fin de semaine. Vous pouvez partir à une semaine d’avis ? Vous aurez des « deals » du tonnerre. Vous préférez faire affaire avec une agence de voyages ? Trouvez une bonne affaire sur Internet et demandez au représentant d’égaler l’offre … ou presque.
  • Les petites annonces.  Les sites de petites annonces tels queLesPAC.com sont des plateformes où les vendeurs négocient volontiers, sauf s’ils font expressément mention que le prix est ferme et non négociable.
Et vous, que négociez-vous ? Des idées de suggestions ?
Nous voulons vous entendre à ce sujet.
Marie-Claude Veillette
Coordonnatrice de contenus, Mediagrif/LesPAC

samedi 26 avril 2014

BILAN DE MES 10 ANS AU QUEBEC

Témoignage par Vista le 17/04/2014

Le 31 mars 2014, j’ai fêté 10 ans de Québec.

10 ans qui se résument grossièrement comme suit : 3 ans de galère totale, 4 ans où les choses se replacent tranquillement, et 2 ans où tout va bien dans le meilleur des mondes.
3 ans et demi de galère : 2004-2005-2006-mi 2007
- diplôme non reconnu (Maîtrise en chimie et DESS en sécurité industrielle)
- accumulation de jobines, dont emballeur, manutentionnaire, commis de dépanneur (2 ans de nuit), commis à l’inventaire, etc…
- difficulté d’adaptation au mode de vie
- choix personnels douteux sur le lieu de vie
- accidents de vie en série (perte des économies, arnaque par un ``organisme d’aide``aux immigrants, inondation du logement, décès dans la famille, décès parmi les proches)
- isolement social car incapable d’assumer à la face du monde le merdier dans lequel je m’étais fourré.

4 ans qui se replacent : mi 2007-2008-2009- 2010
- reprise des études pour refaire une maîtrise de chimie sauce Québec
- 1er emploi dans mon domaine (temporaire au gouvernement)
- des finances qui se stabilisent
- une situation personnelle qui se décante avec une séparation à la clé, pour le mieux.

3 ans de bonheur : 2011-2012-2013
- job permanent dans mon domaine
- rencontre avec ma québécoise
- achat de la maison
- naissance du bébé
- etc…

2014 s’enligne sur les 3 précédentes.


Divers constats :
- mes 5 premières années, j’ai gardé en tête l’idée de rentrer en France. Idée renforcée par la tournure des événements. À partir du moment où j’ai senti que je voulais vraiment m’installer ici et y rester pour toujours, les choses sont devenues très très simples et tout a débloqué. Les freins qu’on se met sont souvent plus forts que ceux que le monde nous met.

- le fait que je sois encore là malgré les galères du début témoigne d’un entêtement suicidaire qui aurait pu (j’en suis conscient) me couter très cher. Je ne voulais tout simplement pas rentrer sur un échec et donner raison aux augures qui m’avaient prédit un plantage intégral.

- je suis profondément asocial. Je n’ai aucun besoin d’avoir des amis. Mes connaissances et mes collègues me suffisent. Je ne me suis pas fait de vrais amis depuis 1997. Ce n’est pas pour moi un facteur de stabilité émotionnel. Ici, j’ai des bonnes connaissances, que je vois avec plaisir le temps d’un repas, mais pas d’amis. Je trouve difficile de créer des liens avec des québécois. C’est du autant à ma personnalité réservée qu’au contexte socioculturel.

- heureusement que j’ai rencontré une québécoise. Bien que j’avais déjà décidé de rester vivre au Québec avant, ça n’a fait que solidifier mes racines. En rencontrant ma québécoise, j’ai aussi trouvé une famille sur place.

- je ne regrette pas une seconde d’avoir immigré malgré les difficultés. Il est facile d’oublier les galères une fois l’orage passé, mais je sais d’où je viens et ce que j’ai du faire pour y arriver. J’ai pu tester mes limites dans de très nombreux domaines depuis que je suis ici.

- je me détache de la France. Je suis inscrit sur les listes électorales, et je votais d’ici jusqu’en 2008 (quand je pensais peut-être rentrer). Depuis que je me suis fixé et que je vote au Québec, j’ai décroché. Je regarde ce qui se passe en France de loin et avec un peu de peine tant je trouve que la situation ne va pas en s’améliorant. Pourtant je reste fier d’être français et je ferai tout mon possible pour transmettre à mon fils mon amour de ma patrie d’origine.

- j’ai arrêté depuis longtemps de tout comparer, ce qui est assurément un facteur essentiel de bonheur. Je vis avec les avantages et inconvénients du Québec, je les ai fait mien. Je me bats pour l’amélioration des délais aux urgences, mais je les accepte sans chialer que c’était mieux en France, je n’achète pas mes légumes en me disant « ça coutait tant là bas », et je ne compare pas l’état des autoroutes. Bref, pays différents, problèmes différents. J’aime et je vaux améliorer le Québec, mais je n’en ferai jamais une petite France.

- la seule et unique chose qui me chicotte encore par rapport à la France : ma mère, seule famille proche. Pour l’instant elle peut prendre l’avion pour venir régulièrement, mais que se passera-t-il plus tard?

Voilà.

Un bilan somme toute positif pour moi.
Source : immigrer.com

jeudi 24 avril 2014

REGLES ET PROCEDURES D'IMMIGRATION - NOUVEAUTE 1ER AVRIL 2014

Depuis le 1er avril 2014, de nouvelles règles ont été adoptées relativement au nombre maximal de demandes de Certificat de sélection du Québec présentées par les travailleurs permanents, les investisseurs, les entrepreneurs et les travailleurs autonomes qui seront reçues par le Ministère. Ces nouvelles règles sont en vigueur du 1er avril 2014 au 31 mars 2015.1
Les règles concernant le nombre maximal de demandes qui seront reçues ne visent aucunement à modifier les objectifs d’immigration du Québec (PDF, 219 Ko). En limitant le nombre de demandes à recevoir, le Ministère pourra traiter un plus grand nombre de demandes en attente et ainsi réduire les délais de traitement.

Nombre maximal de demandes

Sous-catégorie
d’immigration
Nombre maximal
de demandes
acceptées
Demandes reçues au
14 avril 2014*
Gens d’affaires
  • Investisseurs
1 750 (Consultez les dates
de réception des demandes
présentées dans le cadre
de ce programme.)**
  • Entrepreneurs et
    travailleurs autonomes
500 43
Travailleurs qualifiés 6 500 836

* Étant donné le temps requis pour l'ouverture des dossiers, le nombre de demandes reçues indiqué dans ce tableau est une approximation. Les données seront mises à jour de façon régulière.
** Votre demande pourra être déposée à n’importe quel moment jusqu’au 31 mars 2015 si vous possédez une connaissance du français de niveau intermédiaire avancé démontrée par un test standardisé.

Travailleurs permanents

Nombre maximal de demandes

Le Ministère recevra un maximum de 6 500 demandes de certificat de sélection dans le cadre du Programme régulier des travailleurs qualifiés. Les demandes reçues au-delà de ce nombre seront retournées aux candidats.
Ce nombre maximal de demandes ne vous concerne pas si :

Prenez note que seul le sceau du Ministère fera foi de la date de réception de votre demande.
Les demandes suivantes seront traitées de façon prioritaire :

Pour obtenir plus d’information sur les conditions d’admission, visitez la page Conditions requises du programme d'immigration des travailleurs qualifiés.

Investisseurs 

Nombre maximal de demandes

Le Ministère recevra, entre le 8 et le 19 septembre 2014, un maximum de 1 750 demandes de certificat de sélection dans le cadre du programme Investisseurs, dont un maximum de 1 200 demandes par pays. Si, après cette période, le nombre de 1 750 demandes n’est pas atteint, les candidats pourront aussi faire parvenir leur demande entre le 1er et le 12 décembre 2014. Chaque demande présentée sera numérotée et classée de façon aléatoire. Les 1 750 premières demandes déterminées par ce classement seront traitées. Les autres demandes seront retournées aux candidats.
Ce nombre maximal de demandes ne vous concerne pas si :
  • vous possédez une connaissance du français de niveau intermédiaire avancé démontrée par un test standardisé.

Priorité de traitement

Votre demande sera traitée en priorité si vous possédez une connaissance du français de niveau intermédiaire avancé démontrée par un test standardisé.

Modalités de dépôt des demandes

  • La première période de dépôt des demandes aura lieu entre le 8 et le 19 septembre 2014 pour les candidats n’ayant pas une connaissance du français de niveau intermédiaire avancé. Votre demande peut être présentée en tout temps jusqu’au 31 mars 2015 si vous possédez une connaissance du français de niveau intermédiaire avancé démontrée par un test standardisé.
  • Si le nombre de 1 750 demandes n’est pas atteint après la  période comprise entre le 8 et le 19 septembre 2014, vous pourrez présenter aussi votre demande entre le 1er et le 12 décembre 2014.
  • Vous ne pouvez présenter qu’une seule demande.
  • Les demandes provenant de la Chine, de Hong-Kong et de Macao doivent être acheminées par courrier régulier au Bureau d’immigration du Québec à Hong Kong.
  • Les demandes provenant de tout autre territoire doivent être acheminées par courrier régulier à la Direction du courrier, de l’encaissement et de l'évaluation comparative, à Montréal.

Prenez note que seul le sceau du Ministère fera foi de la date de réception de votre demande.
Pour obtenir plus d’information sur les conditions d’admission, visitez la page Programme Investisseurs.

Entrepreneurs et travailleurs autonomes

Nombre maximal de demandes

Le Ministère recevra un maximum de 500 demandes de certificat de sélection dans le cadre des programmes Entrepreneurs et Travailleurs autonomes. Les demandes reçues au-delà de ce nombre seront retournées aux candidats.
Prenez note que seul le sceau du Ministère fera foi de la date de réception de votre demande.
Pour obtenir plus d’information sur les conditions de sélection, visitez la page Programme Entrepreneurs ou la page Programme Travailleurs autonomes.

1 Veuillez noter que cet avis constitue un résumé des changements récemment apportés et que tous les documents officiels, notamment l’arrêté ministériel publié à la Gazette officielle du Québec, prévalent sur l’information contenue dans cet avis. 

mardi 15 avril 2014

UN OEIL SUR LA PLANETE : FAUT-IL QUITTER LA FRANCE?

Toutes les études le montrent, les Français ont le moral dans les chaussettes. Ce sont les champions d'Europe du pessimisme. A peine 30% se disent confiants dans l'avenir. La crise, le chômage, la perte de pouvoir d'achat, les charges, le poids de la réglementation, le dégoût des affaires, le rejet de la classe politique, n'en jetez plus. Les motifs de la sinistrose ambiante sont nombreux.

Alors, de plus en plus de Français choisissent chaque année de quitter la France. Officiellement, 1.600 000 de nos compatriotes sont enregistrés auprès de nos Ambassades, mais on estime que 2.500 000 Français vivent en dehors de l'Hexagone.

Un bond spectaculaire en dix ans. Ce phénomène ne touche pas que les riches. Les exilés fiscaux qui tentent d'échapper au fisc sont une infime minorité. On part pour d'autres raisons, à tous âges. Que ce soit par ras-le-bol professionnel, dépit amoureux, opportunité de carrière, envie de découverte,
tous sont en quête d'une vie meilleure. Mais l'herbe est-elle vraiment plus verte ailleurs ? C'est ce que nous allons voir dans cette émission. « Faut-il quitter la France ? », c'est le 45ème numéro d'un Œil sur la planète.


REPORTAGES :

Ma cabane au Canada, de Jérôme Tournier, Mathieu Niewenglowski
Un territoire immense, des offres d'emplois à gogo et le français admis comme langue officielle,
le Canada a tout pour séduire.

Australie, un Eldorado bien lointain, de Hakim Abdelkhalek, Cyril PaquierAvec le soleil, le surf et sa bonne humeur légendaire, l'Australie fascine les jeunes Français. Mais la crise frappe aussi aux Antipodes et les conditions d'obtention de visas permanents se sont durcies.

Dubaï, le nouveau rêve américain, de Sophie Claudet, Vincent Kelner
Pour certains Français issus de l'immigration, partir apparait comme la seule solution quand l'avenir semble irrémédiablement bouché. A Dubaï, où la croissance affiche 5%, le nombre de Français a triplé en 8 ans.

De Limoges au Cambodge, de Sophie Ansel, Fabrice Launay
On peut partir par ras-le-bol du fisc et de l'administration tatillonne, quitte à se retrouver au bout du monde, au Cambodge. Mais est-ce si simple de tout recommencer ? Le portrait d'un bijoutier limougeaud qui tente de refaire sa vie en Asie.

Une émission proposée et dirigée par Patrick Boitet, présentée par Etienne Leenhardt et réalisée par Nicolas Maupied.

mardi 8 avril 2014

ÉLECTIONS 2014: PHILIPPE COUILLARD DEVIENT LE NOUVEAU PREMIER MINISTRE DU QUEBEC


élections 2014

MONTRÉAL - Les Québécois ont choisi de faire un grand ménage du printemps, lundi, en élisant un gouvernement libéral majoritaire dirigé par Philippe Couillard.
Pour le Parti québécois de Pauline Marois, la défaite est cuisante, totale, dans l'ensemble du Québec comme dans sa propre circonscription de Charlevoix - Côte-de-Beaupré, pourtant considérée comme une forteresse. Cette soirée électorale aura marqué la fin de sa carrière politique.
Dès la fermeture des bureaux de scrutin, à 20 heures, le ton de la soirée était donné: le Parti libéral du Québec avait pris une avance fulgurante et insurmontable, laissant loin derrière ses adversaires. Vingt-cinq minutes plus tard, le PLQ était proclamé gagnant. À 20h42, les libéraux savaient qu'ils formeraient un gouvernement majoritaire, offrant au Québec une stabilité politique pour les quatre prochaines années.
En fin de soirée, le PLQ avait 70 sièges, contre 30 pour le Parti québécois, 22 pour la Coalition avenir Québec et 3 pour Québec solidaire.
Le PLQ avait 41,4 pour cent du vote, le PQ 25,3 pour cent, la CAQ 23,1 pour cent et QS 7,6 pour cent.
«Je m'engage à diriger un gouvernement responsable, intègre et transparent», a déclaré Philippe Couillard, tenant un discours qui se voulait rassembleur, alors qu'il célébrait la victoire de son parti à Saint-Félicien, au Lac Saint-Jean, dans sa circonscription.
Il a dit vouloir faire du Québec «un leader de la fédération canadienne».

Avec moins de 26 pour cent du vote populaire, le PQ affiche sa pire performance des dernières décennies. En 2007, avec à sa tête André Boisclair, le PQ avait connu une dégelée considérée historique en récoltant seulement 28 pour cent d'appui et 36 sièges, certains annonçant aussitôt la fin du parti souverainiste.
Élu chef du PLQ en mars 2013, Philippe Couillard aura donc réussi en un an à peine à faire en sorte que son parti regagne la confiance des électeurs, perdue lors du scrutin de septembre 2012.
M. Couillard a aussi réussi l'exploit de se faire élire député de Roberval, une circonscription qui donnait de fortes majorités au PQ.
La première ministre sortante, Pauline Marois, première femme à occuper cette fonction, n'aura donc pu diriger le Québec que durant 18 mois, le plus court mandat de l'histoire du Québec. Sous sa gouverne, le Parti québécois aura subi une de ses pires défaites depuis sa fondation.
«Dans les circonstances, je vais quitter mes fonctions» de chef du Parti québécois, a déclaré Mme Marois, en encaissant la défaite, entourée de son mari Claude Blanchet et de quelques-uns de ses ministres réélus et de candidats élus.
«Nous aurions tout à gagner à prendre toutes nos décisions pour nous-mêmes», a indiqué Mme Marois en guise de testament politique, en se montrant «inquiète pour notre langue» française.
Chez les libéraux, plusieurs députés et candidats vedettes ont réussi facilement à se faire élire, profitant de la vague. Parmi eux: Dominique Vien, dans Bellechasse, Hélène David, dans Outremont, Lise Thériault, dans Anjou - Louis-Riel, Martin Coiteux, dans Nelligan, Jacques Daoust, dans Verdun, Nicole Ménard, dans Laporte, Christine St-Pierre, dans L'Acadie, et Gaétan Barrette, dans La Pinière.
Chez les péquistes, qui formeront l'opposition officielle, la soirée a été plus difficile. Parmi ceux qui ont résisté à la tornade libérale: Nicole Léger, dans Pointe-aux-Trembles, Bernard Drainville, dans Marie-Victorin, Jean-François Lisée, dans Rosemont, Sylvain Gaudreault, dans Jonquière, Pascal Bérubé, dans Matane, et François Gendron, dans Abitibi-Ouest. Dans plusieurs cas, chez les péquistes victorieux, les majorités ont fondu comme neige au soleil. Martine Ouellet a été réélue de justesse dans Vachon. La principale recrue vedette de ce scrutin pour le PQ, Pierre Karl Péladeau, a été élu dans Saint-Jérôme et pourra donc faire son entrée à l'Assemblée nationale. Des ministres ont été battus, dont Yves-François Blanchet, Bertrand Saint-Arnaud, Diane de Courcy, Élizabeth Larouche, Pierre Duchesne et Réjean Hébert. Des députés aussi ont mordu la poussière, dont Léo Bureau-Blouin, Daniel Breton et Scott McKay.
«Nous allons défendre l'intérêt des Québécois et du pays», a dit Pierre Karl Péladeau, convaincu que les Québécois doivent «prendre leurs décisions seuls».
Jean-François Lisée a prédit que le PQ survivrait «aux années Couillard» et reprendrait le pouvoir.
Le chef de la CAQ, François Legault, a été réélu dans L'Assomption, et la porte-parole de Québec solidaire, Françoise David, dans Gouin. Dans Sainte-Marie - Saint-Jacques, la victoire de Manon Massé, de Québec solidaire, a été confirmée tard en soirée.
«On va prendre notre place, toute notre place à l'Assemblée nationale», a déclaré M. Legault, promettant une opposition caquiste musclée.
Le taux de participation était de 71 pour cent.
Le 5 mars, la première ministre Pauline Marois avait décidé de déclencher des élections générales, faisant le pari, après 18 mois de pouvoir minoritaire, qu'elle pouvait gagner le coeur des électeurs et former un gouvernement péquiste majoritaire, qui suppose un minimum de 63 sièges.
Au moment de la dissolution de la Chambre, le Parti québécois (PQ) détenait 54 sièges, le Parti libéral du Québec (PLQ), 49, la Coalition avenir Québec (CAQ), 18, et Québec solidaire (QS), deux, tandis que deux députés étaient indépendants, Daniel Ratthé (Blainville) et Fatima Houda-Pepin (La Pinière).
Quelque six millions d'électeurs étaient appelés à choisir les 125 députés qui les représenteront désormais et formeront la prochaine Assemblée nationale. Au total, 814 candidats se faisaient la lutte.
Lors du dernier scrutin, en septembre 2012, le PQ avait récolté 32 pour cent du vote, le PLQ 31 pour cent, la CAQ 27 pour cent et QS, 6 pour cent.
En 2012, le taux de participation avait atteint 74,6 pour cent, soit 17 points de plus qu'en 2008.
La soirée péquiste a lieu à Montréal dans un grand hôtel du centre-ville, celle des libéraux à Saint-Félicien, au Lac-Saint-Jean, tandis que les caquistes se rassemblent à Repentigny et les militants de Québec solidaire à Montréal.
Au début de la campagne, les chefs de parti disaient tous vouloir parler d'économie et de création d'emplois, mais ce sont les thèmes de l'identité nationale, autour d'un possible référendum, et de l'intégrité, surtout celle des chefs eux-mêmes, qui auront monopolisé les débats.

Les résultats sont ici.

vendredi 4 avril 2014

LES EXPRESSIONS QUÉBÉCOISES

Avant de partir à la découverte du Québec, partez à la découverte de ses expressions...

 qo.bonjourquebec.com

CANADA, 2E PAYS LE PLUS HEUREUX AU MONDE

Canada, 2e pays plus heureux au mondeSelon les Nations unies, le Canada serait le deuxième pays au monde, après le Danemark, a avoir les citoyens les plus heureux.

En effet, lors de la journée internationale du bonheur le 20 mars, les Nations Unis ont dévoilé le palmarès des pays où les gens sont les plus heureux. Et l'étude conclut que 9 Canadiens sur 10 affirment être satisfaits ou très satisfaits de leur vie.

Mais comment identifier le bonheur? Plusieurs critères ont été pris en considération comme le niveau de vie, la santé physique et mentale ainsi que la santé de l'économie.

Et parmi les provinces canadiennes, toujours selon l'analyse, c'est en Nouvelle-Écosse, au Québec et à Terre-Neuve où les gens semblent être les plus joyeux. Les habitants semblent moins heureux en Ontario, Colombie-Britannique et dans le territoire canadien du Nunavut.

L'étude publiée cette semaine a été faite entre 2003 et 2011 et a comparé le niveau de satisfaction dans plus de 190 pays.

Source: immigrer.com

mardi 1 avril 2014

POURQUOI LE RETOUR EN FRANCE EST DIFFICILE ?

En réaction à l'article du Monde "De plus en plus de jeunes quittent la France" et sur la base de mon expérience personnelle.

La clé est dans le retour. Après une expérience internationale enrichissante, la France bénéficierait alors beaucoup du retour de ses expatriés au pays : richesse de la double-culture, d'un réseau de contact étendu et des meilleures façons de faire apprises à l'étranger. Dans mon cas, étant expatrié au Canada depuis 5 ans, c'est exactement la vision que j'avais en partant, tout en n'ayant aucune attente envers mon nouveau pays d'adoption.

Tout s'est accéléré : emploi trouvé en 3 semaines (secteur des nouvelles technologies), plusieurs promotions successives, responsabilités, confiance, autonomie rapidement accordée, management transparent et surtout un souffle de positivisme. La suite : résidence permanente, processus de citoyenneté, une société globalement optimiste, sensiblement ouverte, tolérante et pragmatique à la fois. Pourtant, on a découvert progressivement de nombreuses contraintes et de problèmes nouveaux ici. Le retour en douce France reste à l’esprit, en plus de cette envie de changer le monde. Cette envie d’importer l’optimisme et le pragmatisme dans le pays exceptionnel qui nous a fait grandir : la France.

Et pourtant, le Canada est terriblement attachant. Mon employeur ne veut pas me voir partir, il me donne les meilleurs conditions possibles et me promet un équilibre de vie (famille – travail) qui est assez unique (contrairement aux USA d’ailleurs). Et puis bébé arrive, le premier Canadien de la famille, une maison est achetée avec une facilité déconcertante, et partout on est encouragé dans nos projets. Congés parentaux, liberté de choix, absence de jugement et cette société qui, d’abord un peu méfiante, voudrais bien nous garder ici. Le douanier Canadien nous dit "bon retour" quand on revient des vacances de Noël passées en France.

Les politiques s’en mêlent : vote des députés des Français de l’étranger (vu d’un très mauvais œil par le Gouvernement Fédéral du Canada), importation de certains débats (mariage gay), le 14 juillet au Consulat, l’élection d’Hollande et la visite d’Ayrault sur place qui nous offre un buffet de vin-charcuterie-fromage qui nous ramène tout droit en France.

Et pourtant, le temps file. C’est assez déchirant, mais ce retour en France s’éloigne. Notre pays d’accueil veut nous garder, nous intégrer, nous faire évoluer, incluant notre petit néo-canadien. La France par contre ne fait rien pour nous donner envie de rentrer. Dans notre tête, ce pays reste exceptionnel, mais on ne s’y projette plus vraiment et cela nous fait peur. Progressivement notre tête s’en éloigne, même si notre cœur y reste attaché. Sur le grand échiquier mondial, l’attractivité de la France est diluée et devient floue. En tant qu’émigrant on conserve cette furieuse envie de découverte et on pense un jour sortir du Canada, mais pas nécessairement pour revenir en France.

Alors voilà, la France, notre beau pays, c’est un peu je t’aime moi non plus et ici, vu de l'extérieur, tes habitants, tes médias et tes politiques nous envoi trop de messages qui nous décourage de rentrer. Mais dans mon cœur, je sais que tu te portes bien, alors bon vent !